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Le Burundi adhère aux conventions relatives à l'apatridie

Politique
: publié Jeudi, le 20/09/2018 par NININAHAZWE Gaudiose

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L’Assemblée Nationale a analysé et adopté à l’unanimité deux projets de loi, l’un portant adhésion de la République du Burundi à la convention de 1954 relative au statut des apatrides et l’autre portant adhésion à la convention de 1961 relative à la réduction des cas d’apatridie.

Le Ministre de l’intérieur, de la formation patriotique et du développement local, Pascal Barandagiye qui a présenté ces projets de loi, a expliqué que l’adhésion du Burundi à ces conventions rentre dans sa logique de s’investir dans le respect des Droits de l’Homme.

Dans son exposé, le Ministre de l’intérieur, de la formation patriotique et du développement local, Pascal Barandagiye a d’abord indiqué que le Burundi n’a pas encore identifié tous les cas d’apatrides se trouvant sur son territoire.
Il a précisé qu’une population de nationalité omanaise vit au Burundi depuis plusieurs années, est à risque d’apatridie car, le sultanat d’Oman ne la reconnait pas comme faisant partie de ses citoyens et ne possède pas non plus de nationalité burundaise.

Pascal Barandagiye a fait savoir que le HCR en collaboration avec le Gouvernement du Burundi, à travers l’Office National de protection des réfugiés et des apatrides(ONPRA), a entrepris une opération de vérification de la population apatride vivant au Burundi, en vue de lui garantir l’accès à la protection.

Pascal Barandagiye a indiqué que ces personnes estimées à plus de 1302 d’après le recensement de 2012, circulent librement sur le territoire burundais moyennant présentation d’un permis de séjour d’une année renouvelable chaque fois que de besoin en attendant de trouver une solution à leur situation.

A la question de savoir pourquoi le Burundi a attendu pour adhérer à ces conventions, Pascal Barandagiye a répondu que la notion d’apatridie n’était pas très ressentie dans le temps et qu’elle n’était pas une priorité qui requiert une solution urgente.

D’après le Ministre Barandagiye, ce n’est que ces dernières années que le Haut Commissariat pour les Réfugiés(HCR) a fait savoir que l’apatridie est une situation alarmante et qu’elle constitue une violation des Droits humains. Il a ajouté que le HCR a mis en place un plan d’action 2014-2024 visant à mettre fin à l’apatridie.

Le Ministre de l’intérieur, de la formation patriotique et du développement local, a précisé que l’adhésion du Burundi à ces conventions s’inscrit dans la logique de s’aligner dans cette initiative louable pour garantir le respect des Droits humains.

Il a expliqué que c’est dans cette même logique que le Burundi est signataire de la déclaration des membres de la Conférence Internationale des pays de la Région des Grands Lacs(CIRGL) sur l’éradication de l’apatridie.

Les députés ont également voulu savoir le profit que le Burundi va tirer de l’adhésion à ces conventions, le Ministre de l’intérieur a répondu que le Burundi est déjà considéré comme un modèle dans la sous région en matière de gestion de l’asile. Si il adhère à ces convention sur les apatrides, il sera encore une fois considéré par la communauté internationale comme un pays qui s’investit beaucoup dans le respect des Droits humains, a-t-il souligné.

Après échanges, 100 députés présents ont unanimement voté ces deux projets de loi.
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